vrijdag 3 mei 2013

Genealogie: Pellicorne deel I

In zijn in 1664 verschenen boek Histoire Généalogiques des Pays-Bas ou Histoire de Cambray, et du Cambresis, beschrijft Jean de Carpentier verscheidene vooral Waalse edele geslachten. Éen van de families die hij beschrijft is de familie Pellicorne. Deze familie is te volgen in de overdrachten van goederen rond bij het tussen Arras en Cambrai gelegen Dury. Volgens De Carpentier vertrekt een tak van de familie rond 1480 naar Brussel, vanwege 'la rigueur des supplices et des menaces de Marassin', waarvan mij onbekend is welke omstandigheid hiermee bedoeld wordt. De familie is later te Antwerpen en Amsterdam te vinden.
De Carpentier lijkt een redelijk betrouwbare lijn te geven; vele stukken heeft hijzelf onder ogen gehad ('exhibée en nos preuves'). Het zal moeilijk zijn om de stukken die De Carpentier bekeken heeft opnieuw in te zien, het is tenslotte vier eeuwen geleden geweest en Noord-Frankrijk heeft nogal wat verwoestingen gekend tijdens de Franse tijd en de Eerste Wereldoorlog. Men lette op dat genealogen in de zeventiende eeuw mogelijk een voor huidige standaarden minder betrouwbare methode kenden. We zullen het daarmee moeten doen.

Hoewel er Pellicornes te vinden zijn in de middeleeuwen, moet men rekening houden dat onderstaande genealogie wellicht niet betrouwbaar is; beschouw deze stamboom dus als een verhaal uit de 17e eeuw. Vanaf generatie XI of XII zou men de stamboom als betrouwbaar kunnen opvatten.

Hieronder mijn relatief ongewijzigde overname hiervan van de eerste dertien generaties, zoals De Carpentier de genealogie weergeeft.


I. Guillaume Pellicorne:

II. Aleaume Pellicorne, (Alielme), releva le dit fief dit de Moeuvres l'an 1125, "sans doute immédiatement après la mort de son père Guillaume", par lequel on remarque qu'il épousa Alix de Sains, vraisemblablement dame de Dury, fille de Martin de Sains dit de Dury, mentionné aussi entre les Chevaliers du sus-dit Tournoy d'Anchin. Cette alliance donna sujet a notre Aleaume de se faire par fois connaître sous le surnom de Dury, et en procréa un fils qui suit:

III. Martin Pellicorne, sire de Dury, chevalier, chambellan de Pierre, évêque d'Arras, conseiller du comte d'Artois, releva son fief de Moeuvres a l'an 1176, et tint a fief demi-lige de l'évêché d'Arras dix rasières de terre situées a Vitry, qu'il avait rendu. Il fut aussi présent a la fondation d'une chapelle fait par Jean sr. de Waencourt etc., comme vous verrez en nos preuves sous les années 1192, 1197, etc. Le relief du fief de Moeuvre et l'Epitaphe suivant (qui se voyait encore en l'église de Dury avant les Troubles) nous enseignent qu'il épousa Marguerite Rosel, fille de Renaud Chevalier, grand prévôt de Cambrai 1147. qu'il en procréa sept enfants. Son tombeau représentait dans un écu trois trèfles, et dans un autre trois chevrons. Il semble avoir un frère Adam de Dury, abbé d'Anchin, qui portait aussi trois trèfles. Enfants:

  1. Hugues Pellicorne, IV
  2.  Jacquemart Pellicorne.
  3. Aleaume Pellicorne.
  4. Gilles Pellicorne.
  5. Jeanne Pellicorne.
  6. Pasque Pellicorne.
  7. Nicolle Pellicorne.

IV. Hugues Pellicorne, chevalier, sire de Dury, fit hommage de son fief de Moeuvres l'an 1201, après le trépas de son père Martin, avec lequel il est nommé dans la charte de l'an 1192. Celle de l'an 1202 parle aussi cet Hugues. Dan celle de l'an 1230 il est qualifié messire. Il prit alliance avec un fille de la maison de Forest (dont les merites vous sont connus ci devant), de laquelle il procréa entre autres un fils:

V. Guy Pellicorne, chevalier, sire de Dury,  vassal de Nicolas évêque de Cambrai, selon la charte de l'an 1266 exhibée en nos preuves, par laquelle on voit qu'il vendit a Gerard de Landast sr. de Esne 16 mencaudées de terre éclipsées et tirées hors de son fief de Moeuvre, qu'il avait relevé l'an 1245. Du consentement de sa femme Melissende de St. Vaast, dite Louvet et de l'approbation de Pierre Pellicorne, d'Anselme de Forest, de Watier de Sains, de Pierre Roussel, et de Hugues de st. Olle, tous cinq se portants pleiges et garants pour les enfants de Guy, qui n'avaient encore l'âge requis pour approuver une telle vente. Les enfants:

  1. Jean Pellicorne, VI 
  2. Martin Pellicorne.
  3. Pierre Pellicorne.
  4. Colette Pellicorne.
  5. Alix Pellicorne.

VI. Jean Pellicorne, écuyer, sr. de Dury, rendit hommage de son fief de Moeuvres l'an 12.., et épousa Gillotine d'Arras, de laquelle il procréa selon la charte exhibée en nos preuves sous l'année 1279 les enfants suivants:

  1. Pierre Pellicorne, VII 
  2. François Pellicorne.
  3. Jean Pellicorne.
  4. Guyotte Pellicorne, épousa selon la dite charte 1279 Robert sire de Fagneules.

VII. Pierre Pellicorne, chevalier, sire de Dury, releva la fief de Moeuvres l'an 1312 peu après la mort de son père Jean. Par une charte de l'an 1313 exhibée en nos preuves, sellée  de trois trèfles, il approuva en qualité de sr. de Dury, la vente d'une fief de 2 rasières de terre que fit Jacquemart de Mory, chevalier, son vassal, et ordonna a Jennin Markais, son bailli d'en recevoir la desheritance, lequel fief était joignant le Mets de Pellicorne. Ce mot de Mets, nommé des Bourguignons Meix, des Normans Mais et Mas, des Flamens Hoeve, et des Latins Mansum, signifiait jadis [le mets (...)], Quoi qu'il en soit, nous apprenons de cette charte, que les anciens srs. de Pellicorne, tinrent leur séjour en un château, ou maison de Plaisance entre les villages de Dury et de Queant. Notre Pierre (selon un charte de 1329) fut déclaré par sentence arbitrale de Henri abbé de Vaucelles et de Bauduin de Hennin, sr. de Cuvilles ses cousins, légitime possesseur et héritier de tous les biens de sa Bis-aïeule (...) de Forest, contestés par longs procès par Gilles dit le Estoc de Forest, chevalier son parent, etc.
Il laissa de Barbote, sa femme, entre autres un fils:

VIII. Pierre Pellicorne, sr. de Dury, qui l'an 1335 fit hommage de son fief de Moeuvres avec sa femme Paquette de Bullecourt, qualifiée fille de Daniel par un charte aussi exhibée en nos preuves sous l'année 1382 lors veuve de notre dit Pierre, duquel elle avait procrée entre autres:

  1. Françoise Pellicorne, femme de Thomas Brassart dit de s. Hilaire, écuyer. 
  2. Hannotin (Jean) Pellicorne, IX

IX. Hannotin Pellicorne, (Jean), sire de Dury, capitaine d'Oisy, par titre de l'an 1382, qui ne releva le fief de Moeuvres que l'an 1396, environ 14 ans après la mort de son père, avec sa femme Guillemette, fille de Pierre sire de Longastre, comme nous enseigne la charte de l'an 1399 rapportée en nos preuves, garnie du sel du dit Jean, représentant dans l'écu trois trèfles tenu de deux sauvages et ayant pour cimier un pélican naissant. Le même Jean avait une maison a Cambrai, en la rue de Titewason, qui devoit une rente annuelle de 6 deniers parisis a l'abbaye   de S. Aubert, selon les livres de la Renterie du dit lieu. D'ou on apprend qu'il était mort avant l'an 1409, puis-que madame de Longastre sa veuve paya lors huit années de cette rente. Nous apprenons encore des dits registres que de ce mariage vint:

X. Jean Pellicorne, dit de Dury, écuyer, qui prit l'alliance avec Jacquemine de Graincourt, laquelle en années 1419, 1430 il paya les rentes dues pour la maison, a la dite abbaye etc. La charte de l'an 1496 aussi confirme cette alliance, de laquelle l'on reconnait qu'il eut un fils:

XI. Colart Pellicorne, (Nicolas), écuyer, mentionné dans les chartes des années 1448, 1480, 1492, 1496, exhibées en nos preuves, ou entre autres particularités l'on remarque qu'il prit alliance avec Colette fille du sr. de Lonsart, lequel peu d'années auparavant avait été grand bailli de Cambrai. Enfants:

  1. Hannotin Pellicorne, sr. de Dury. 
  2. François Pellicorne, XII
  3. Pierre Pellicorne.
  4. Colard Pellicorne.
  5. Jacquemine Pellicorne, épousa Jacquemart de Forest.
Carpentier zegt over Colard en diens kinderen dat zij onder Massarins terreur van hun landen beroofd zijn en gevlucht moeten zijn geweest.

XII. François Pellicorne, écuyer, pour éviter la rigueur des supplices et des menaces de Marassin, fut conseillé d'abandonner promptement son lieu natal, la ou selon un charte de l'an 1480 il avait perdu beaucoup de biens, et vint se domicilier a Bruxelles, ainsi que rapportent les chartes de l'an 1480, 1492, 1496, 1515 et 1527 et les livres de la renterie de St. Aubert, ou l'on remarque beaucoup d'autres particularités de ce seigneur. L'on y reconnait entre autres es qu'il  eut pour père le sus nommé Colard, pour épouse Marie de Sautaing, dont la mère est appelée demisielle de Bacquehem. Pour fils, Jean, pour proche-parents et cousins, nobles hommes Jacquemart de Forest, Jean Pingret (conjoint de Marie de Louverval), et Jean de le Cauchie, bailli d'Elincourt, et qu'il vendit la maison de Cambrai et plusieurs autres biens en Cambrésis venus et restés de la succession de ses ancêtres, pour n'être assujetti aux tyrannies et bizarres humeurs de France. Il finit vraisemblablement ses jours a Anvers avant l'an 1527, car la charte narrée en Flamand de la même année nous enseigne que Marie de Sautaing, sa femme, demeurante a Anvers avec sons fils Jean Pellicorne, qualifié joncker, vivais des lors en veuvage.

XIII. Jean Pellicorne, écuyer, tint son séjour a Anvers, acheta entres autres quelques terres hors de la porte de Cronenburgh, joignant celles de l'abbaye de st. Michel, et de Jean Criel, échevin de la srie de Kiele, partagea l'an 1568 les biens de son beau-père et parvenu a l'âge de 72 ans fit son testament en la dite ville de 14 juin 1585 du consentement de son épouse Anne Embert [=Anna Nicolaas Embert Teulings].


Vervolg: deel 2.